ChatGPT : une prise de position personnelle et argumentée

Florence Maraninchi, enseignante-chercheuse en informatique, expose les raisons de son refus d’utiliser ChatGPT et autres IAs génératives. Son argumentaire s’appuie sur les impacts socio-environnementaux du numérique, le contexte politique et économique de ces technologies, et la question des alternatives éthiques. Elle met en garde contre les promesses de gain de temps et de créativité, soulignant les risques d’accélération, de pollution informationnelle et de perte de compétences.

Points clés

  • Florence Maraninchi a lu l’article fondateur “On the Dangers of Stochastic Parrots” en 2021, qui annonçait les effets négatifs des grands modèles de langage.
  • Elle a constaté personnellement les problèmes liés à ChatGPT dès janvier 2023, en analysant des textes produits par des étudiants.
  • L’auteure souligne que le déploiement des IAs génératives a un impact environnemental important, notamment en termes de consommation d’énergie et d’eau.
  • Elle cite l’ancien pdg de Google, Eric Schmidt, qui propose de confier les objectifs climatiques à des IAs, un pari risqué selon elle.
  • L’article mentionne des conditions de travail difficiles pour les humains qui contribuent au développement des IAs, qualifiées d'”esclavage moderne”.
  • Meta est accusée d’avoir utilisé des livres piratés pour entraîner ses IAs.
  • L’auteure met en garde contre l’effet d’entraînement des alternatives “éthiques” aux grandes IAs.
  • Elle dénonce la pollution informationnelle causée par les IAs génératives, qui affecte la fiabilité des données en ligne.
  • L’article évoque le risque de “coupe rase” et de perte de compétences lié à l’automatisation des tâches par les IAs.
  • L’auteure recommande d’utiliser Eurekoi plutôt que ChatGPT pour la recherche d’informations.

À retenir

Alors, convaincus par cet argumentaire anti-ChatGPT ? Si vous pensiez que l’IA allait résoudre tous vos problèmes, il semblerait qu’elle en crée au moins autant. Mais après tout, pourquoi se priver d’un outil qui pollue l’information, exploite les travailleurs et risque de nous faire perdre nos compétences ? C’est tellement plus amusant de se noyer dans un océan de données générées par des machines !

Sources