Embauches en berne dans le conseil.
Le secteur du conseil, après une période d’euphorie post-Covid, marque le pas en matière de recrutement. Face à l’attentisme des clients et à une conjoncture incertaine, les cabinets revoient à la baisse leurs prévisions d’embauche pour 2025. Cette situation impacte particulièrement les jeunes diplômés, bien que les profils expérimentés dans des domaines de niche restent recherchés.
Points clés
- Les cabinets de conseil anticipent un taux de recrutement de 20 % en 2025, contre 27 % en 2024 et 33 % en 2023.
- L’année 2024 a marqué un coup d’arrêt après des années de croissance post-Covid.
- La conjoncture économique pousse les clients des cabinets à l’attentisme.
- Les jeunes diplômés devraient représenter 57 % des nouvelles embauches.
- Jean-Amiel Jourdan (HEC) constate un “frémissement” mais attend l’automne 2025 pour une tendance claire.
- En masters, les décisions de recrutement sont plus longues et les débuts de contrats peuvent être différés.
- Les opportunités restent présentes pour les profils expérimentés (MBA) dans la donnée, l’IA, l’ESG et la cybersécurité.
- Forvis Mazars anticipe 1.500 recrutements en 2025, contre 2.000 l’an dernier.
- Wavestone prévoit un peu plus de 800 arrivées en 2025, contre un millier l’an dernier, avec un taux d’utilisation en baisse à 73 %.
- Le taux de rotation des employés chez Wavestone est passé de 13 % à 12 %.
- EY anticipe près de 160.000 candidatures en 2025 (+23 % par rapport à 2024), mais maintient un volume de recrutements équivalent aux deux dernières années (environ 2.300).
- AlixPartners prévoit une augmentation d’effectifs de près de 20 % cette année.
À retenir
Alors, si vous rêviez d’une carrière fulgurante dans le conseil, il semblerait que la fusée soit un peu à l’arrêt. Apparemment, l’attentisme des clients est contagieux, et les cabinets préfèrent jouer la prudence. Mais ne désespérez pas, si vous êtes un expert en IA ou en ESG, votre ticket pour la gloire (et un salaire décent) est peut-être encore valable. Pour les autres, il va falloir s’armer de patience, ou peut-être envisager une reconversion dans la culture de patates bio, c’est plus tendance et moins sensible à la conjoncture.
Sources





