La fast fashion géante fait face à des contrôles renforcés de l’UE
Le géant de la mode rapide en ligne, Shein, rejoint les 22 autres plateformes soumises au DSA européen. Cela signifie que l’entreprise devra faire face à des contrôles renforcés pour protéger ses utilisateurs, notamment contre les contenus illégaux et la vente de produits dangereux. Cet article analyse les enjeux et les conséquences de cette nouvelle réglementation pour la plateforme chinoise.
Points clés
- Shein, fondée en Chine en 2012, devient la 23e plateforme à être soumise au Digital Services Act (DSA) de l’UE
- Le DSA vise à lutter contre la propagation de contenus illicites ou de désinformation en ligne, avec des contrôles renforcés pour les plateformes de plus de 45 millions d’utilisateurs mensuels
- Shein estime avoir 108 millions d’utilisateurs dans l’UE, dépassant largement le seuil du DSA
- Shein devra adopter des mesures pour protéger les consommateurs, notamment les mineurs, contre l’achat de produits dangereux ou illégaux
- La réglementation demande aussi plus de transparence sur le fonctionnement algorithmique de la plateforme
- En France, les sites de “fast fashion” sont dans le collimateur des élus en raison de leurs impacts environnementaux et sociaux
- Shein fait face à des accusations de travail forcé, notamment des Ouïgours
À retenir
Avec l’entrée de Shein dans le giron du DSA européen, il est clair que la plateforme de mode rapide va devoir revoir en profondeur ses pratiques pour se conformer à cette nouvelle réglementation. Fini les dérives sociales et environnementales, Shein va devoir jouer le jeu de la transparence et de la protection des consommateurs s’il veut continuer à prospérer sur le marché européen. Mais bon, on peut toujours parier que la plateforme chinoise trouvera un moyen de contourner ces règles, comme elle l’a fait jusqu’à présent, non ?
Sources





