Les points clés à retenir sur la mise en œuvre de la directive CSRD

Jules Pigassou, expert en conformité CSRD, résume les principales explications publiées par l’EFRAG sur les sujets les plus attendus par les entreprises concernant la directive CSRD. Des précisions sont apportées sur le périmètre de reporting, la présentation des données, l’utilisation des parties prenantes et les délais de publication des métriques.

Points clés

  • Le rapport de durabilité consolidé doit inclure l’ensemble des filiales consolidées financièrement, même si elles sont situées hors de l’UE
  • Les données quantitatives et monétaires des années précédentes doivent être publiées, contrairement aux données qualitatives
  • L’analyse de double matérialité doit d’abord s’appuyer sur des preuves objectives, et l’opinion des parties prenantes peut compléter lorsque les données manquent
  • Le rapport CSRD doit être structuré en 4 parties (Informations Générales, Environnement, Social et Gouvernance)
  • Les métriques matérielles doivent être publiées, à la différence des politiques, actions et objectifs (PAT) qui peuvent être reportés
  • Il est possible d’intégrer des données quantitatives dans les datapoints qualitatifs

À retenir

Avec ces précisions de l’EFRAG, les entreprises ont désormais une meilleure visibilité sur les exigences de la directive CSRD. Cependant, il faudra rester vigilant sur la qualité des estimations lorsque les métriques ne peuvent pas être collectées, afin de respecter l’esprit de la réglementation. Les entreprises devront également s’impliquer dans le dialogue avec leurs parties prenantes pour compléter l’analyse de matérialité. Au final, la mise en œuvre de la CSRD représente un défi de taille, mais qui permettra d’améliorer significativement la transparence et la comparabilité des informations extra-financières.

Sources