Comment CentraleSupélec intègre l’intelligence artificielle dans ses cursus
L’émergence rapide de l’intelligence artificielle impose une refonte structurelle des modèles académiques et pousse les institutions à repenser la transmission du savoir. En plaçant l’agilité et l’éthique au cœur de sa stratégie, CentraleSupélec déploie un écosystème où co-construction et cas d’usage concrets préparent les futurs ingénieurs. À long terme, l’enjeu stratégique n’est plus la seule course à la performance, mais bien l’intégration souveraine, frugale et juridiquement encadrée de ces technologies au sein des organisations.
Points clés
- Frédéric Pascal, coordinateur IA à CentraleSupélec et vice-président IA à l’Université Paris-Saclay, souligne que l’école forme des ingénieurs interdisciplinaires au cœur des mutations technologiques.
- Suite au lancement de ChatGPT, l’établissement a fait preuve d’une agilité remarquable en déployant une formation continue sur le “prompt engineering” en seulement une semaine.
- La formation s’appuie fortement sur l’intervention de professionnels et d’alumni pour confronter les étudiants aux cas d’usage concrets en entreprise.
- L’Université Paris-Saclay a mis en place une charte IA spécifique afin de garantir le déploiement d’une technologie de confiance, éthique et souveraine.
- Le modèle éducatif vertical traditionnel est bouleversé, nécessitant un “nouveau contrat moral” avec les étudiants, une initiative portée par le directeur général Romain Soubeyran.
- La création du “Hub IA” dès 2021 a permis de structurer un continuum novateur entre recherche, étudiants, enseignants et partenaires industriels.
- Selon Frédéric Pascal, le défi majeur de 2026 consistera en l’adoption et l’intégration à grande échelle de l’IA par les entreprises et établissements publics.
- Les futures évolutions technologiques s’orienteront vers des modèles IA plus petits, frugaux et embarqués, limitant ainsi la consommation énergétique et l’empreinte carbone.
- Frédéric Pascal a par ailleurs co-piloté une mission nationale sur l’IA et l’enseignement supérieur de l’IGÉSR, en collaboration avec François Taddei.
À retenir
Si vous n’êtes pas encore familier avec l’art de murmurer à l’oreille des algorithmes, il est grand temps de vous mettre à la page avant que votre application de calendrier ne prenne le contrôle de votre carrière. Arrêtez d’utiliser ChatGPT pour demander l’heure ou des recettes de crêpes pour sauver le peu de banquise qu’il nous reste, et apprenez plutôt à cultiver un esprit critique acéré. En fin de compte, la machine excelle pour recracher des données, mais c’est bien votre bon sens (s’il vous en reste) qui vous évitera d’obéir aveuglément à un ordinateur glorifié.
Sources





